jeudi 25 décembre 2014

Noël comparé


Au Canada, il y a une province portant le nom de Québec. Dans cette province, se trouve la « Grand ville » de Montréal. C’est de là que je viens. C’est là que j’ai grandi, dans le béton de la métropole, parlant le joual l’argot des quartiers populaires. Je me retrouve aujourd’hui à habiter la Seine et Marne, en pleine France, en pleine verdure, avec mes oreilles me jouant des tours, qui me font enfouir mon accent gras de petite montréalaise.

En changeant de pays, ainsi qu’en passant de la ville à la campagne, certaines traditions et habitudes de vie viennent à changer. Tout n’est cependant pas différent.  Il y a bel et bien des similitudes, un fil conducteur, qui font que l’étrangère que je suis peut fêter Noël avec un semblant de proximité avec ce que je connais. Je vais ici m’appliquer à vous dépeindre ce que je vois et ressens de différent, ou pas,  entre la célébration de la fête de Noël ici et là-bas.

            Noël, c’est  les réunions de famille, souper entre amis, la table, la musique, le sapin, les cadeaux,  les décorations, les déplacements, parfois sur de grandes distances, pour  aller voir matante et mononcle  tata et tonton, grand-popa et grand-moman papi et mamie. Jusqu’à maintenant, ça se ressemble, vous ne trouvez pas? Je vous le dis, la différence est dans les détails. Mais des détails, y en a à la pelle!

            Prenons le symbole du Père-Noël tout habillé de rouge. Pour les petits Canadiens, il vient du Pôle Nord et il a son « Royaume » dans pas mal de centres d’achats centre commerciaux. Je l’ai souvent vu arrivé en grandes pompes par hélicoptère. Ici, il a souvent un petit espace réservé avec son trône, mais le tout reste généralement très sobre. De façon générale, le Père-Noël d’ici est moins ventripotent que son homologue nord-américain.

            Les chants de Noël, c’est magique et ça met dans l’ambiance du temps des fêtes. Mais ici, je dois avouer rester sur ma faim. On entend beaucoup de « musique instrumentale de Noël » dans les boutiques et grandes surfaces, mais rares sont les chants à se faire entendre. Au Québec, une célèbre radio nous inonde de chants, dès le début décembre. Que les chants soient actuels ou d’antan, religieux ou non, c’est la tradition. C’est ainsi donc que « Petit Papa Noël », « White Christmas » et « Minuit Chrétien » se côtoient sur les ondes radiophoniques.


            Autre forte image de cette fête, présent dans beaucoup de maisons des deux côtés de l’Atlantique : le sapin. Illuminé, enguirlandé, avec ses boules et glaçons accrochés aux branches, le roi des forêts (si on se fie à la chanson « Mon beau sapin »), trône fièrement dans le coin d’une pièce. Artificiel ou Naturel? En milieu rural français, il y a pas mal de vente de sapins naturels, de ce que j’ai pu constater, mais il ne s’agit pas nécessairement de la norme.  Outre Atlantique,  même dilemme entre la nature et l’industriel. Les sapins artificiels à fibre optique intégrée commencent à avoir la cote.  On retrouve aussi de moins en moins de crèches sous nos conifères décoratifs. La religion ayant tendance à s’effacer autant ici qu’au Canada.

            




Si cette fête rassemble famille et amis, c’est bien entendu possible grâce aux différents moyens de transport. Peu importe où on est, la voiture occupe sans aucun doute la première place du podium. Que l’on fasse quelques kilomètres ou des centaines de bornes, elle est la reine des déplacements du fêtard. Après, on dénote une grande différence au niveau des transports en commun. Les français optent pour le train, voir même l’avion.  Les québécois optent plus pour les autocars généralement. Les réseaux de bus sont plus développés en Amérique qu’ici.

            Les réunions de fête comme celle-ci, sont aussi l’occasion de festins, tous plus appétissants que différents. Les traditions culinaires se rejoignent quelque peu. Plusieurs mets sont à base de viandes, autant ici qu’au Canada. On retrouve en France des sandwiches surprises de quelques étages, du foie gras, du jambon en croûte, voir une choucroute, un cassoulet ou un baeckeofe. Dans mon pays d’origine, on retrouve le ragoût de boulettes et pattes de cochon, la tarte à la viande, la tourtière du Lac St-Jean, ou encore le cipaille. Pour accompagner ces mets, on retrouve souvent des ketchups maison sur la table, ou des petits oignons et cornichons sucrés.

            Toute bonne ripaille se termine avec une touche sucrée, un dessert, une petite douceur. De ce que j’ai pu goûter depuis mon arrivée en sol français, les goûts sont fins, le sucré est peu sucré et le visuel est souvent léché et brillant. Ça a de la gueule, mais ma dent sucrée s’ennuie des bonnes tartes de grand-maman, du sucre à la crème et des différentes bûches présentes au Québec.

            Quand j’étais plus jeune, deux bûches se faisaient compétition dans la maison. L’une à la crème glacée : un gâteau au chocolat roulé avec une couche de glace vanille en guise de glaçage. C’était la Lambert. Lambert s’en est allé et la compagnie Coaticook a pris le créneau de la bûche glacée depuis quelques années. D’un autre côté, il y avait la bûche que les diabétiques ne devaient pas manger, mais mon grand-père se sucrait le bec avec une part quand même, tous les ans. Trop sucrée, trop riche…juste trop… trop délicieuse : la Vachon. Enfant, j’aurais échangé n’importe quoi contre une part de cette bûche. Un gâteau à la vanille roulé, avec un glaçage vanille à l’intérieur et un glaçage chocolat à l’extérieur. Un délice, plus que sucré, qui fond dans la bouche et qui ne peut se décrire en mots tellement, d’après moi, le goût se rapproche du divin. Le jour où je trouverai un goût semblable en France, je me sentirai définitivement à la maison.

            Au final, je ne sais pas vous, mais moi, ce que je retiens de la façon de fêter Noël, c’est : de passer du bon temps avec ses proches, autour d’une belle et bonne table, dans un environnement qui scintille, décoré avec son cœur d’enfant et avec amour, en chantant des chansons de circonstance et voir l’émerveillement, dans les yeux d’un enfant  (ou d’un grand enfant!) qui obtient ce qu’il avait demandé à Papa Noël. Et tout ça, on le retrouve sur les deux continents!

            En espérant que vous avez passé un agréable réveillon de Noël, je vous souhaite de tout cœur un très bon temps des fêtes!

samedi 20 septembre 2014

Septembre, mois de la rentrée!

Au début du mois de septembre, pour des millions d'enfants un peu partout sur le globe, les vacances se terminaient. C'était le temps d'une nouvelle, ou d'une première, rentrée scolaire. Septembre me rend nostalgique, pour tout plein de raisons.

Enfant, j'adorais les grandes vacances d'été bien entendu, mais j'aimais aussi retourner à l'école. J'ai toujours eu cette curiosité de vouloir en apprendre plus, d'acquérir de nouvelles connaissances, de lire, de perfectionner mon écriture.

J'aimais l'odeur des vieux livres, qui ont servi aux dix élèves avant moi. L'odeur des cahiers "Canada" neufs me faisait friser les narines de bonheur. L'odeur de la nouvelle classe, avec les craies bien alignées le long du tableau noir, avait quelque chose de magique et d'intemporel à la fois.

À chaque classe sa décoration. Tantôt tapissés d'affiches avec des lettres cursives, tantôt décorés des œuvres des élèves de l'année d'avant, les murs se paraient de couleurs et de connaissances.

Bijoux, cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux, poux


Mais où et donc Carnior
  Oui, au Canada on dit Carnior et non Ornicar... ça sonne mieux et puis c'est tout! ;)

Mais la rentrée, c'était avant tout une aventure humaine. On revoyait les amis que nous n'avions pas vu de l'été, on refaisait connaissance. Parfois, il y avait un petit nouveau ou une petite nouvelle, qui tentait de faire ami-ami. Surtout, il y avait le nouveau prof... gentil ou pas?!

La plupart du temps, le (ou la) prof était gentil, mais on redoutait toujours que ce soit le contraire. Il y a de ces enseignants qui nous auront marqué plus que d'autres. Malgré les 25 ans qui me séparent de cette rencontre, je me souviens bien de Nicole, enseignante de 5e année d'école élémentaire. Si je partage mon écriture sur le net aujourd'hui, c'est beaucoup grâce à cette dame. Nicole m'a vraiment transmis le goût de l'écriture. Grâce à ses encouragements et ses conseils, j'ai pris goût au jeu des mots.

Je ne sais pas si mes anciens camarades de classe en ont gardé un aussi bon souvenirs, mais pour moi, Nicole aura été un de mes meilleurs professeurs. Je vous souhaite tous une "Nicole"... si vous ne l'avez pas déjà eu!

Bonne fin de mois de rentrée! 

vendredi 5 septembre 2014

Trouvaille en supermarché

‎Voici la trouvaille faite cette semaine, dans l'un des supermarchés où on a nos petites habitudes... Un brin cher le litre je trouve! Sans compter que pour eux le sirop d'érable  est un produit "Américain". Sans commentaire!



Envoyé de mon smartphone BlackBerry 10 sur le réseau Orange.

samedi 8 février 2014

1 an, c'est ...

12 mois,
52 semaines,
365 jours,
8760 heures,
525 600 minutes
31 536 000 secondes
(Si mes calculs sont bons!)

Ça fait donc 1 an que je suis revenue en France, donc 2 ans au total à habiter loin de Montréal. L'air de rien, le temps passe rapidement. Il s'en passe des choses dans une année! Les habitudes changent entre le jour #1 et le 365e.

Dans ce qui a changé, je met en première position "l'arrêt du tabac" pour mon mari et moi. À un mois d'intervalle, on a réussi notre pari de stopper ça net... ou presque. Je dis "ou presque" car dans mon cas, j'aurai pris les pastilles de nicotine et la cigarette électronique pour arrêter de fumer. J'ai toujours ma e-cig pas loin (avec un liquide SANS nicotine), mais je ne m'en sers que très rarement maintenant. Mention très spéciale à mon homme qui a pu arrêter sans utilisation de béquilles, je suis très fière de lui! :)

Ensuite, les habitudes alimentaires : dernièrement j'ai mangé mon premier cassoulet! Je pense que ça conclu assez bien la transformation. Avant d'habiter ici, je ne mangeais pas de "saucisses-lentilles", de choucroute, de cassoulet, de raclette, de tartiflette, de petits pois(!), de ratatouille, de courgettes, de saucisson, de camembert, de "yaourt" nature au sucre, de foie gras (pas tous les jours hein, c'est quand même pas donné!), de canard, de moules-frites, ou encore de camembert, de tomme ou d'emmenthal. Le chou et les tomates farcies, c'était pas bienvenu dans mon menu non plus.  Non, avant, tout ça je n'en mangeais pas. Ma mère s'est tant battue pour que mon frère et moi mangions des petits pois lorsque nous étions petits! Elle aura réussi son pari 35 ans plus tard seulement! Hehehe

Je me suis mise à cuisiner et surtout apprécier à le faire. Crêpes, tartes, quiches, sauces diverses pour les pâtes, rôti de porc, rôti de bœuf, omelettes au four, frites maison, vinaigrette maison, mayonnaise maison, pâtes maison... j'ai même tenté de faire des îles flottantes aussi! Je suis certes encore limitée, mais je ne me freine plus à tenter de nouvelles recettes sous prétexte qu'elles semblent difficiles à réaliser. J'essaie et on voit ensuite, d'après le résultat, si on garde ou pas.

Par contre, en 1 an, y a aussi des choses qui n'auront pas changées : le réveil bougon du matin, mon goût pour les sucreries et desserts divers, mon émerveillement en découvrant de nouveaux coins de la France, l'amour pour ma douce moitié, regarder Castle toutes les semaines, manger de la poutine de temps en temps (je vais manquer de sauce bientôt!), j'en passe et des meilleures.

Je m'adapte quand même bien, ce qui n'empêche pas d'avoir des coups de blues certains jours. C'est dans la normalité de l'expatrié de se sentir "décalé". Ce qui serait moins normal pour moi, ce serait de le ressentir tous les jours. Ce qui n'est pas le cas heureusement. Donc oui, y a des jours ou je m'ennuie de mon monde, eux qui sont restés dans le frette et la gadoue, mais je le prend avec philosophie, je prend des nouvelles et je continue à avancer.

lundi 20 janvier 2014

Court 1er article de 2014

Je n'ai pas mis la main sur ce blog depuis plusieurs mois et j'en suis la première désolée. Ce n'est pas par manque de temps, ni par manque de sujets possibles.

Paresse alors? Peut-être un peu, oui.

Manque d'envie? Surtout, je crois.

L'été dernier on a fait un super voyage en Bretagne et je n'ai même pas daigné faire un article sur ce périple... Ça aurait été un beau sujet pourtant, mais je ne l'ai pas fait. Et par ces temps gris d'hiver Français, on ne peut pas dire que ce soit super inspirant non plus.

2013 s'est terminé et je ne l'ai pas souligné ici. Pas même le début de 2014 n'aura été célébré par quelques lignes de ma part. Par contre, j'espère être plus productive sur ce blog cette année. Sans me mettre de pression, même si ce n'est que pour publier une image de temps en temps, je tenterai d'être plus présente.

En attendant le prochain billet, voilà d'où je vous écris, toujours en compagnie de Gizmo!

mardi 9 avril 2013

S'amuser, ou pas!

Samedi soir dernier, j'ai posté un status sur mon Facebook :


Oui, je sais, on n'est pas le lendemain matin et je m'en excuse. Le lendemain matin, j'ai dormi,puis dormi pour remettre en état de marche mes oreilles, suite aux excès sonores endurés la veille au soir.

Donc, non, la soirée de merde n'était pas due à une trop grande ingurgitation de nems, de beignets de crevette, de nouilles ou encore de poulet et légumes revenus au wok dans une sauce aigre-douce. Au contraire, nous avons très bien mangé. J'en aurais d'ailleurs repris une assiette, mais faut savoir être raisonnable dans la vie ... des fois. Non, c'est que samedi soir, Stéphane devait faire karaoké pour animer la soirée.

Malheureusement, nous sommes tombés sur une soirée où personne, ou presque, n'avait envie de prendre le micro. Il y avait bien une famille, avec deux enfants adorables, qui a pris le plancher et c'était plutôt agréable à l'oreille. La petite fille, qui devait avoir dans les 10-11 ans, chantait vraiment bien : en temps et en justesse! Ce fût cependant de courte durée.

Vers 22h, heure déjà tardive pour arriver au resto même ici en France, est arrivé une famille nombreuse, agitée et dont certains membres étaient alcoolisés. Mais pas alcoolisé "amusant", je dirais plus le genre de comportement faisant fuir les autres familles présentes dans l'établissement. Nous nous sommes donc retrouvés : notre ti-couple, les employés, la famille adorable et la famille agitée, entre les 4 murs du resto. Et vas-y que j'hurle les paroles du fond de la salle pour être certain de bien enterrer la voix de la jeune fille tentant, tant bien que mal, de continuer sa chanson. Pauvre choupette, elle a fini par déposer son micro, les larmes aux yeux.

Y a des gens vraiment pathétiques qui ne savent pas se conduire en société. Des gens qui arrivent tellement alcoolisés, inconscients et qui se foutent d'être dans un endroit public, pour laisser libre court à certaines incivilités. La petite famille adorable a fini par disparaître du resto aussi et nous nous sommes retrouvés avec le groupe de caves qui beuglait du fond de la salle.

Une des femmes du groupe est venu chercher le livre et a demandé à garder des micros sans fil à la table... ça aura été le coup de grâce, autant pour mes oreilles, ma patience que pour ma bonne humeur.

Je vous laisse sur un vidéo qui vous offre 20 secondes du calvaire enduré ce soir là. Si vous parvenez à reconnaître la chanson, vous ne gagnez rien, mais j'ose même pas donner le titre tellement l'interprétation est nulle!

Bon début de semaine!



jeudi 21 février 2013

Deux

Déjà deux semaines que je suis revenue du Québec. Ça file quand même vite le temps! Donc, deux semaines qu'on est deux dans la maison, accompagnés de nos deux chats et en plus on a fait deux sonos depuis ces deux semaines.

Nous nous sommes débarassé de nos deux matelas pour se retrouver avec un seul... mais le confort y est. Fini les matelas en mousse avec deux bases de lit séparées! Je le dirai jamais assez, j'adore IKEA!

Ça fait aussi deux semaines que j'ai arrêté la cigarette. Le 6 février, à 18h (minuit le 7 février en France donc), j'écrasais ma dernière "tueuse" à l'aéroport, juste avant d'aller passer les contrôles de sécurité avant de prendre l'avion. Étrange, car à l'aéroport, j'en ai fumé... deux! Si vous vous souvenez, je vous disais que j'avais deux sièges libres à côté de moi dans l'avion aussi ;)

J'ai donc dit adieu au tabac, mais je m'aide pour le moment de pastilles à 2mg de nicotine. Je fais toujours de la boucane*, par contre, en vapotant. Je me suis convertie à la cigarette électronique à 0% de nicotine. Quand le geste de fumer me manque trop, je prend donc ma e-cig et vapote un brin. Fini le goût et la senteur de tabac. Maintenant, ça goûte le bonbon à la fraise, la fleur d'oranger ou encore le chocolat à la menthe! En plus, je ne suis pas la seule à avoir stopé la cloppe, car ma douce moitié a arrêté aussi, un mois avant moi. Deux nouveaux non-fumeurs donc.

Bon vous voyez le topo, je suis entourée de "deux" présentement!

*Boucane : Nom féminin propre au langage populaire québécois. Il désigne tout type de fumée. Il semble que les québécois l'ait initié à partir du verbe "boucaner", lequel signifie : fumer de la viande.
-Source : Dictionnaire Québécois http://www.dictionnaire-quebecois.com/

mardi 12 février 2013

Décollage et décalage

C'est avec vingt minutes d'avance que le vol AC870 a décollé de Dorval, le 6 février dernier. Pour le même vol, à la même heure la veille, il y avait près de deux heures trente de retard. Je me souhaitais que ça n'arrive pas de nouveau pour le vol du 6! J'ai rarement vu un embarquement se faire aussi calmement et rapidement en fait. En une petite demie-heure, tout le monde qui se trouvait dans la salle d'embarquement s'est retrouvé assis dans l'avion prêt à décoller.

Il faut dire que le vol n'était pas plein. Ça aussi c'était une première pour moi. Habituellement, les vols que je prends sont pleins à craquer de passagers. Pas cette fois-ci. Je dois dire que ça aura été la plus belle traversée de l'Atlantique que j'aurai fait de ma vie! Payer le prix de la classe économique et se retrouver avec autant de place qu'en classe affaire, ça n'arrive pas tous les jours. Non, j'étais bien en classe "éco"... c'est que je n'avais pas de voisins de siège, chose rarissime dans un vol transatlantique. J'avais donc tout le confort que je n'ai jamais eu en avion et j'ai ainsi pu dormir pas loin de trois heures durant la traversée.

J'ai aussi le don d'attirer ce que les Français appellent "un gros boulet". Vous connaissez le genre de passager qui pense que tout lui est dû, que l'air qu'il respire n'est qu'à lui, qui non content d'avoir lui aussi 3 places pour se mouvoir dans l'avion, veut en plus te piquer ta rangée de sièges en rabaissant tous les dossiers de sa rangée! Pas pratique pour se lever et aller au petit coin. Ouais, il fallait que je tombe sur un gros lourd comme ça devant moi. Disons juste que l'hôtesse de l'air, qui lui a dit de remonter son siège pour que je puisse manger, n'a pas été douce avec lui. Et vlan, dans les dents! ;)

Au final, non seulement l'avion est parti plus tôt, mais il est aussi arrivé un autre vingt minutes supplémentaires en avance! J'avais donc 40 minutes d'avance sur l'horaire : débarquement à 8h05 au lieu de 8h45! Malgré l'avance, je n'étais pas fâchée de pouvoir me dégourdir les jambes. Ce qui est bien c'est que j'ai pu prendre mon temps pour aller passer les douanes (passées en 30 secondes) et attendre mes bagages... qui eux ont mis le temps d'arriver au tapis. Même avec le temps perdu à attendre et à avoir chaud (j'ai du retirer ma veste et mon gros chandail tellement il faisait chaud dans le terminal 2A!), j'ai quand même dû attendre que mon petit mari arrive. Donc mon avion aurait pu arriver en retard un peu, ça aurait été aussi bien ;)

Passer de -17 degrés Celsius pour retrouver un 8 degrés Celsius à la sortie de l'aéroport, c'est quand même bien non? Malgré l'écart de température à la hausse, j'avais quand même le frisson, la fatigue du voyage aidant. Le jour de mon arrivée, nous avons finalement fait quelques courses et avons opté pour aller manger une bonne crêpe accompagnée de cidre ensuite.

Retour à la maison, les bagages dans le salon, je ne rêvais que d'une chose : terminer ma nuit de sommeil! Je vous ai dormi ça mes amis... jusqu'en début de soirée! Ayant l'estomac creux au réveil, on a opté pour des pizzas ce soir là. Je m'étais vraiment ennuyée des pizzas du Kiosque à Pizza! J'ai été sage dans mon choix, rien de trop lourd sur l'estomac. J'ai bien fait car, malgré ma journée à roupiller, j'ai repiqué du nez après le repas!

Je ne vous parle même pas de samedi soir, où j'avais l'air d'un vrai zombie ayant la tête dans le coton toute la soirée. Mon mari ayant eu un contrat de sono au resto chinois du coin, pour fêter le nouvel an chinois, on a chargé la voiture de son stock et avons fait l'installation de tout ça, samedi après-midi. Jusque là, ça allait pour moi. C'est en soirée, entourée par la parenté et les amis, que mon cerveau s'est mis au neutre. J'ai dû leur semblé bien ennuyante, mais ma tête ne rêvait que d'une chose : un bon oreiller moelleux!

J'ai encore un petit problème de décalage horaire à l'heure d'écrire ces lignes d'ailleurs. Hier soir, j'ai refait la même chose : après dîner, hop dodo! Et j'ai filé jusqu'à ce matin à 5h30! Un jour ou deux encore et ça devrait être mieux. Je devrais me sentir moins déphasée. À mon prochain billet, je devrais être en pleine possession de mes moyens! ;)


mercredi 6 février 2013

Jour J : Décollage ce soir

Voilà, on est rendu au 6 février 2013...

Ma valise, mon sac à dos et mon sac à main son prêts. Enfin, reste quelques petits trucs à ranger, mais tout est en place.

J'ai mon passeport, mon visa et mon billet d'avion pas loin. Restera qu'à troquer mon pyjama pour mes vêtements de voyage un peu plus tard.

Pour le moment, je me contente de relaxer un peu et tenter de prendre ça cool. C'est pas évident, ce soir ce sera le vrai saut.

Pour les curieux qui aimeraient suivre mon vol sur le net (il y a plusieurs sites permettant de le faire), je vous laisse les données nécessaires:

Vol Air Canada 870
Départ à 19h55 , de l'aéroport Pierre-Eliott Trudeau
Arrivée prévue à 8h45, aéroport CDG

Bonne journée et bonne nuit!
Je vous redonne des nouvelles dès que c'est possible!


mercredi 30 janvier 2013

J-7... oscillation

À J-7 de mon départ pour la France, je peux dire que les 4 derniers mois auront été les plus étranges de ma vie.

Un enchaînement de toutes sortes de situations, joyeuses ou accablantes, vont avoir grandement contribuées à ce que je fasse cette affirmation.  Dans une même journée, je pouvais passer du rire aux larmes en claquant des doigts.

J'avais hâte de revoir parenté et amis. Après un an passé loin d'eux c'est bien normal. J'étais heureuse de les voir, de leur parler face à face, de me retrouver à table avec eux et de déconner quand on en avait l'occasion. De ce point de vue là, j'ai passé un temps merveilleux au milieu de mon p'tit monde. Et même si je n'ai pas pu vous voir, ou revoir, avant mon départ prochain, ça ne veut pas dire que je ne vous apprécie pas.

Il y a eu aussi des moments difficiles et c'est ce qui fait que de repartir m'est d'autant plus crève-coeur. J'ai comme une sensation d'égoïsme à l'idée de reprendre l'avion. Je sais que je peux apporter un support moral, même à distance. Je sais qu'aujourd'hui avec internet, les frontières se traversent aisément et qu'une simple caméra ou un clavier permet de garder contact. Reste que, dans les circonstances actuelles, j'aimerais bien pouvoir mettre au moins 2 personnes dans ma valise, afin de les garder près de moi.

D'un autre côté, j'ai hâte de me retrouver auprès de Stéphane. Tout ce chemin parcouru pour pouvoir enfin se retrouver m'aura semblé interminable. C'est quoi 4 mois dans une vie? C'est long, ça je peux vous le dire! À peine mariés, être obligé de se séparer quelques temps, pour une histoire de papiers, ce n'est pas facile du tout. Les premiers jours, ça va, on se dit que ce n'est pas la fin du monde. Mais au fur et à mesure que les semaines passent, la situation devient lourde et l'ennui se pointe le bout du nez.

Tout ça pour dire que mon cerveau est ambivalent et ne sait plus si je dois réagir avec le sourire ou avec les larmes. J'oscillerai entre ces deux états d'esprit dans les jours, voir les semaines, qui viennent. Ceux qui me diront : "Voyons, y a rien là!", je leur dirai de tenter de se mettre dans mes souliers!

samedi 19 janvier 2013

Une bonne chose de faite!

Après tant d'attente, de nuits mal dormies et presque deux semaines de torticolis, c'est fait!
Le rendez-vous à l'OFII de Montréal, pour le test sur les valeurs de la République Française, est enfin chose du passé!

Tout le stress est tombé d'un seul coup et le poids que j'avais sur les épaules est parti en 30 secondes à peine. Bon, peut-être un peu plus, mais à peine... pas plus de deux minutes dans la salle avec mon "examinatrice", ça je peux le jurer. Cinq petites questions à répondre par vrai ou faux et la sixième était de donner le nom d'un président de la République. Pour répondre à certains qui pourraient se poser la question, j'ai nommé François Hollande. Pourquoi, alors que j'aurais pu nommer n'importe lequel? Je vais être honnête, je l'ai nommé par facilité uniquement. Mon cerveau a décidé de faire grève et c'est le premier nom qui est arrivé. Je me déçois moi-même des fois...

Pourquoi est-ce que je m'en fais toujours avec ce qui n'est que question de formalité? Après avoir passé plus d'un an en tout en France dans ma vie, je ne pouvais juste pas rater ce test après tout. Mais non, il fallait encore que mon petit diable intérieur me fasse douter de mes capacités.  Le petit diable s'est fait avoir ce matin, car malgré mon cerveau lent, j'ai décroché un sans faute en bout de ligne!

Donc, ce test étant passé, je pourrai aller porter mon passeport, à compter de vendredi matin prochain, au consulat et retourner le chercher en fin de journée. Je peux donc dire que je partirai comme prévu le 6 février prochain.

En attendant, voici le portrait de ce qu'aura eu l'air mes démarches pour l'obtention de mon visa.

Les démarches, kossa donne? Et bien, ça donne ça :
- R-V dépôt de dossier au Consulat : 26 novembre 2012
- Appel à l'OFII : 27 novembre
- E-mail ou appel de l'OFII : 14 janvier 2013 (suite à mon appel, n'ayant toujours pas de convocation)
- Rendez-vous test des valeurs de la République : 18 janvier 2013, à 9h
- Dépôt de passeport au consulat : 25 Janvier 2013
- Départ officiel vers la France : 6 Février 2013, 19h55

mardi 15 janvier 2013

1... 2...3...appels plus tard!

Quand le téléphone ne sonne pas et que le e-mail reste muet, qu'on n'a pas de nouvelles quand on devrait en avoir "dans les plus brefs délais" selon ce qu'on lit sur notre feuille... et bien on rappelle.

Je n'en menais pas large. J'avais la main qui tremblotait toute seule en appuyant sur les chiffres du clavier du téléphone. Tout d'un coup qu'on me trouverait trop insistante?  Tout d'un coup qu'on me dirait de prendre mon trou? Tout d'un coup qu'on me dise que mon rendez-vous dépassera les délais? ... Tout d'un coup que je me pose juste trop de questions! C'est donc vraiment nerveuse que j'ai tenté ce que je jugeais mon ultime chance d'avoir des développements avec l'OFII.

En entendant de nouveau mon nom , puis allant voir mon "dossier", la réceptionniste de l'OFII a jugé bon de me transférer à une autre interlocutrice. La dame, bien gentille, m'a redemandé mon nom et a été un peu surprise par l'affirmation suivante :

"Je n'ai toujours pas reçu de convocation, ni par e-mail, ni par téléphone. J'ai indiqué lors de mon dernier appel que mon billet d'avion portait la date du 6 février. "

Elle a acquiescé qu'elle avait bien la date de mon départ et puis... 

Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais cette dame aurait passé un coup de fil pour me joindre il n'y a pas si longtemps, paraît-il. Ma mère m'a affirmé par la suite ne jamais avoir reçu de message pour moi, ni sur répondeur, ni en personne. La dame a peut-être fait une erreur de composition du numéro? Peut-être que le numéro n'était pas bien écrit dans mon dossier (des erreurs de frappe, ça peut arriver à tout le monde après tout) ? Toujours est-il que j'aurais eu une convocation par téléphone, mais ça ne s'est pas rendu. Donc, une chance que j'ai pris le téléphone de mon côté une nouvelle fois!

Finalement (!) , j'ai obtenu de vive voix mon rendez-vous pour passer le fameux test sur les valeurs de la République. Ça se passera donc vendredi qui vient, le 18 janvier, à 9h! 

Après avoir remercié vivement la madame au bout du fil, j'ai donc raccroché et mes nerfs ont cessés d'être tendus comme un arc. Je vous dis pas le bien que ça peut faire! Le point qui me restait de mon torticolis s'est évanoui peu de temps après cette bonne nouvelle et mon cerveau a enfin donné congé au petit hamster qui faisait "spinner" les idées entre mes deux oreilles. Je vais enfin pouvoir arrêter d'aller voir mes courriels trois, quatre, cinq fois par jour (une ou deux sera plus que suffisant à partir d'aujourd'hui)!

Maintenant, y a plus qu'à aller répondre aux questions et se dire qu'on pourra sortir de là la tête haute. J'ouvre mes détecteurs pour recevoir vos ondes positives pour vendredi 9h, 15h pour mon monde en France! ;) Je sens que ça va bien dormir ce soir!

Les démarches, kossa donne (prise 2) ? Et bien, aujourd'hui, ça donne ça : 
- R-V dépôt de dossier au Consulat : 26 novembre 2012
- Appel à l'OFII : 27 novembre
- E-mail ou appel de l'OFII : 14 janvier 2013 (suite à mon appel, n'ayant toujours pas de convocation)
- Rendez-vous test des valeurs de la République : 18 janvier 2013, à 9h
- Dépôt de passeport au consulat : ?
- Départ officiel vers la France : ?

mardi 1 janvier 2013

Voeux 2013

En 2012, j'aurai eu des hauts et des bas. Je dirais même d'extrêmes hauts et d'extrêmes bas.  Je ne vous rabâcherai pas les oreilles avec une rétrospective complète de mon année. Si vous avez lu mon blog, ou que vous faites parti de mes amis Facebook, vous avez tous vu de quoi a été faite cette année 2012, dans mon cas.

Depuis minuit, nous sommes donc entrés de plein pied dans l'année 2013 et les voeux de bonne année fusent d'un peu partout : téléphone, e-mail, Facebook (surtout). On reste assez traditionnels dans ces souhaits :

 "Joie, amour, paix, prospérité, du succès dans vos études pour les jeunes, du succès dans vos projets les plus vieux, la santé surtout!"

Les anciens rajoutaient souvent à tout ça : "Et le paradis à la fin de vos jours!"

Pour ce qui est des voeux que je veux vous offrir, en plus du traditionnel cité plus haut, j'ajouterai :

Pour l'année 2013, je vous souhaite la compassion pour votre prochain et d'en recevoir lorsque vous en aurez besoin, l'écoute de votre entourage dans les bons comme moins bons moments et de savoir écouter en retour, de trouver un équilibre et un but à votre vie. Pour terminer, je vous souhaite de choyer vos proches et d'être choyé par eux, vous aussi, en passant du temps de qualité ensemble. Jouez, ayez des fous rires, faites des bonnes bouffes, prenez une marche (sur le béton ou dans le bois, peu importe), partez en balade en voiture vers nulle part. Le temps est un bien précieux, aussi bien le partager avec les gens précieux qu'on aime.

Je vous souhaite donc que 2013 vous apporte à tous le positif dont on a besoin, pour enfin goûter au bonheur.

Bonne année!

dimanche 23 décembre 2012

L'art d'être à la dernière minute

Il y a des gens qui, peu importe le temps de l'année, ont l'art de se prendre à la dernière minute. Par contre, il y en a d'autres pour qui ce trait de caractère ressort de façon ponctuelle, une seule fois par année. Cette seule et unique fois, ils se la garde pour les achats de Noël... à la dernière minute!

Cette année, après plusieurs années loin du travail en commerce de détail, je suis en mesure de constater que le Québécois moyen n'a toujours pas changé ses habitudes de magasinage des fêtes. Ils arrivent, à la dernière minute, demandant des conseils d'achats aux vendeurs, qui devraient savoir lire dans leurs pensées.

Quand quelqu'un aime le chocolat, on va dans une chocolaterie. Quand quelqu'un aime la lecture, on va dans une librairie. C'est bon, jusque là tout va bien. C'est après cette première étape que ça se gâte.

Passé le "je sais que cette personne aime telle chose en général", beaucoup de gens se sentent perdus. Ils demandent donc conseil au "vendeur-devin" qui se trouve sur leur chemin.

- Bonjour
- Bonjour!

- Je cherche un livre pour ma mère
- Biensûr. Quels sont les goûts de lecture de votre mère?

- ... bonne question! Elle aime lire.
- Je comprends bien et vous êtes au bon endroit. Elle aime les romans : policier, horreur, romantique, fantastique? Les biographies? Les livres pratiques? Les livres à saveur historique? Les grands classiques de la littérature Française? C'est que j'ai un choix très grand en magasin!

- ... J'en ai aucune idée, c'est pas moi qui lit toutes ces pages. C'est quoi qui se vend bien ces temps-ci? elle aimera sûrement.
-  Suivez-moi, je vais vous montrer nos meilleurs vendeurs.

Les clients que les libraires croisent ne sont pas tous comme ça, heureusement, mais pas mal de gens se trouvent largués quand vient le temps de préciser leur achat. Je lève mon chapeau à mes collègues qui doivent tirer les vers du nez de ce type de clients! Ça ne doit pas être toujours évident.

Personnellement, ma position dans la librairie me fait voir ce qui se vend le plus. Et la question qui fait que je sais si quelqu'un connait bien ou pas une personne à qui on offre un livre est :

- Si jamais ça fait pas ou qu'elle l'a déjà, je peux-tu le retourner?
- Biensûr. Gardez votre reçu de caisse et vous avez jusqu'au 15 janvier pour venir échanger ou rembourser votre achat.

Et honnêtement, certains n'attendent pas jusqu'au 15 janvier. J'ai donc beaucoup d'échanges de dernière minute aussi, en caisse.

Si vous êtes à la dernière minute et/ou que vous ne connaissez pas trop les goûts d'une personne, la plupart des commerçants offrent des cartes ou certificats cadeau. Je sais que c'est moins personnalisé, mais vous n'aurez pas à retourner en magasin pour échanger... surtout que pas mal de gens de dernière minute font du dernière minute car le magasinage c'est pas leur passe-temps favoris ;)

Personnellement, je serai en boutique le 24 décembre pour le dernier rush (coup de feu) ... si je me fie à mon samedi, on va avoir de la broue dans le toupette!

Bon magasinage de dernière minute!

dimanche 16 décembre 2012

Les démarches, kossa donne?

Depuis mon retour à Montréal, l'essentiel de mon temps aura été consacré à la recherche d'un emploi. Quelques tentatives infructueuses plus tard, je me suis finalement trouvé un poste où je me sens vraiment à l'aise. C'est certain que j'aurais préféré un temps plein à un temps partiel, ça m'aurait permis d'avoir une meilleure aisance au point de vue financier. Un temps plein aurait aussi pu permettre de moins m'inquiéter en cas de retard dans mes démarches pour mon visa. Mon billet de retour vers la France étant déjà pris, et mes ressources financières étant limitées, je me croise les doigts bien forts pour que l'OFII me contacte pour passer mon test sur les valeurs de la République Française à temps.

Ce test est essentiel à l'obtention de mon visa... ou plutôt la "réussite" à ce test est essentiel pour que j'ai le visa de conjointe de Français. Mon problème est que je suis vraiment serrée dans les dates par rapport à mon départ prévu le 6 février prochain.

Pour déposer mon dossier au Consultat de France à Montréal, j'ai tout d'abord dû faire renouveller mon passeport. Celui que j'avais n'étant pas valide assez longtemps pour avoir le visa, j'ai donc dû faire les démarches en arrivant. Par la suite, j'ai dû attendre la réception du nouveau passeport, afin de prendre rendez-vous au Consulat pour déposer mon dossier de demande de visa. Pour prendre le rendez-vous, on doit fournir le numéro de notre passeport. Un coup le passeport reçu, j'ai pu bloqué un rendez-vous pour mon dépôt de dossier, mais les rendez-vous étant limités et certaines dates affichant déjà complet, j'ai du prendre le 7 novembre.

Hélas, le 7 novembre, j'étais en formation pour un emploi que j'avais trouvé à Ville St-Laurent. La formation étant un bourrage de crâne intense, je ne pouvais me permettre de rater une journée complète d'information. J'ai donc été obligée de déplacer mon rendez-vous à la première journée libre, tant pour prendre congé, que libre dans les disponibilité de rendez-vous du consulat. Ça m'aura donc menée au 26 novembre pour le dépôt de mon dossier. Je vérifiais chaque jour le tableau des rendez-vous pour pouvoir le bouger plus tôt que le 26 novembre, mais aucun créneau ne se libérait. J'ai donc déposer le dossier le 26 novembre en fin d'avant-midi.

Suite à ce rendez-vous, je devais contacter l'OFII de Montréal (Office Français pour l'immigration et l'intégration), afin de donner mon nom et mes coordonnées pour qu'ils puissent me recontacter. Date de l'appel : 27 novembre à 9h.

Sur le site du Consulat de France, ils indiquent que :
la démarche complète prend maximum 2 mois pour obtenir le visa.
Or, lorsqu'on appelle l'OFII,
la personne répondant à notre appel dit qu'ils nous recontactent d'ICI 2 mois
... c'est donc parti pour les jours et les nuits à s'inquiéter sur la date à laquelle je passerai mon fameux test.

Si on prend le pire sénario, il me rappellent dans 2 mois. Ce qui donnerait le 25 janvier, donc 12 jours avant mon départ. En admettant que j'ai un rendez-vous pour le test dans la semaine qui suit, donc entre le 28 janvier et le 1er février, et bien mes amis je serais dans la merde, car je pourrais perdre mon billet d'avion. Et oui! Car entre la date du test et le moment où on peut déposer notre passeport au Consultat de France, il doit s'écouler 7 jours ouvrables, ce qui me mènerait entre le 6 et le 12 février. GAME OVER!!!

Je ne me souhaite pas le pire sénario, car ça voudrait dire non seulement perdre mon billet d'avion de retour, mais aussi que je devrai rester plus longtemps à Montréal et retrouver un emploi afin de seulement financer un nouveau billet de retour vers mon mari.

Donc, jusqu'à maintenant, ça donne ceci :
- R-V dépôt de dossier au Consulat : 26 novembre 2012
- Appel à l'OFII : 27 novembre
- E-mail ou appel de l'OFII : ?
- Rendez-vous test des valeurs de la République : ?
- Dépôt de passeport au consulat : ?
- Départ officiel vers la France : ?

Alors je souhaite juste une chose, un contact rapide de l'OFII afin de ne pas perdre complètement le sommeil!
Les démarches, kossa donne? Et bien ça donne ce que vous venez de lire. Histoire à suivre!

mardi 4 décembre 2012

Comme promis, résumé en photos du mariage!

Ça fait un bout que je vous l'avais promis, alors le voici ce résumé en photos du mariage

Vous trouverez la page sous l'onglet "Mariage 29 septembre 2012", en haut de la page.

Je n'ai pas raconté un roman, car les photos parlent d'elles-mêmes. J'ai toutefois inclus quelques légendes à ces photos, histoire que certains puissent mettre un visage sur les noms qu'ils m'ont entendue prononcés, depuis plus d'un an

Bon visionnement!

dimanche 18 novembre 2012

Péripéties en série

Non, la vie n'est pas un long fleuve tranquille! Je vous avais promis de vous relater, en photos et commentaires, la journée de mon mariage avec Stéphane... mais j'ai dû mettre mon énergie ailleurs durant un certain temps. Certains sont au courant, d'autres non, car j'en ai très peu parlé ouvertement sur mon Facebook.

Si je veux être fidèle à moi-même, continuer dans la même lignée que ce blog, je vais vous expliquer un peu ce qui se passe.

Après mon expérience en caisse à la boutique pour bébé Rose ou Bleu, qui ne s'est pas passée de façon géniale (ambiance froide et militaire... ce qu'on ne penserait jamais dans ce type d'endroit quoi), j'ai pu trouvé un autre emploi grâce à ma belle-soeur, Patricia. Le jour même de mon entretien, pendant que je me tapais 1h30 de voyagement à l'aller, puis l'entretien et 1h30 de voyagement au retour, ma mère a fait une chute à la maison. Malheureusement, pas une chute anodine puisqu'on s'est retrouvées à attendre plus de 12h à l'hôpital pour cause de fracture au cou.

En tombant, ma mère s'est fracturé la vertèbre cervicale C5. Par chance, la moelle épinière n'aura pas été touchée et ma mère garde donc toutes ses facultés motrices, ainsi que la parole. Seul son collet cervical et la douleur font qu'on sait qu'elle a quelque chose. On s'est dit : "Tant mieux, ça aurait pu être pire!" ... Et bien justement, oui ça peut être pire finalement.

En prenant les radiographies et autres imageries médicales pour évaluer son cou, ils ont trouvé des bizarres de lésions au niveau des os. L'équipe médicale a donc décidé de la passer au peigne fin pour en trouver la cause. Et ils ont trouvé après toute une batterie de tests et des jours d'attente pour le verdict final.

Je dois donc vous annoncer aujourd'hui que ma mère doit combattre un cancer du sein. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise manière de le dire. Ces mots font toujours peur à prononcer ou à écrire. Tourner autour du pot n'allège en rien la nouvelle non plus.

Elle suivra donc un traitement hormonal, par intraveineuse, pour "endormir" son cancer. Car bien qu'elle n'ait pas une forme virulente de cancer du sein, ce qu'elle a ne s'opère pas, d'après l'oncologue qu'elle a rencontré, mais ça peut se traiter.

Tout ce que je demande à notre entourage, que vous la connaissiez de près ou de loin, c'est d'envoyer à ma mère un maximum de bonnes énergies afin de la soutenir dans ce nouveau combat que la vie lui envoi. Soutenez la cause, à votre façon, de manière à trouver un moyen d'erradiquer une fois pour toute cette saloperie qui atteint femmes et hommes. Les personnes aux prises avec le cancer du sein et leur entourage vous en seront éternellement reconnaissants.

Une grosse pensée pour mon ancienne gang de travail chez La Vie en Rose qui, année après année, s'implique dans cette grande cause. Merci de faire progresser la recherche!


Prochain billet : là c'est vrai que je vous ramène de jolies images

dimanche 21 octobre 2012

Montagne Russe

De retour à Montréal depuis deux semaines, je peux dire que c'est une montagne russe d'émotions. Je serai passé de la joie extrême à la tristesse, en passant par l'incertitude et la déception.

Joie
Le 29 septembre dernier, à peine nerveuse de vivre un des grands événements de la vie, je convolais en juste noces avec mon amoureux. Après une semaine de pluie sans relâche, nous avons eu droit à une journée avec un soleil rayonnant, bien que fraîche. La joie débordait et ce jour est passé à une vitesse hallucinante. Je vous ferai un billet ou une page un peu plus tard cette semaine,avec des photos choisies et le texte qui va bien

Tristesse
Après un aussi grand "high", mon visa arrivant à expiration, j'ai du refaire ma valise pour retraverser l'océan. J'ai bien tenté de me dire que ce n'était que pour quatre petits mois, que ça passerait rapidement, que j'aurais tellement de choses à faire et à régler durant mon séjour , que je ne m'ennuierais pas... Rien à faire, malgré toute ma bonne volonté, il aura fallu que je verse quelques larmes une fois mon mari derrière moi. Y a de ces émotions qu'on ne peut pas mettre de côté, le corps réagi malgré tout.

Joie
Débarquer de l'avion, faire la bise à mon frère après un an, revoir ma belle-soeur et finalement prendre ma mère dans mes bras, ça aussi, ça procure une joie immense. On aura passé un bon souper en famille, à manger du poulet, comme avant mon départ... mais moins à la sauvette que l'année précédente

Incertitude
Revenue aussi pour renflouer les coffres, je me suis mise immédiatement à la recherche d'un travail. Ce fut donc envois de CV, à gauche, à droite et en travers. Puis un premier entretien, prévu avant même mon arrivée à Montréal, avec une fille de RH qui n'avait pas l'air bien en me posant ses questions. Puis d'autres envois, d'autres appels, d'autres déplacements, puis un autre entretien. J'ai eu droit à l'essai, puis à une journée complète, puis à plus rien... Je retourne donc dans l'incertitude, en me retroussant les manches, car il faut bien travailler pour vivre et me disant que le prochain appel sera le bon.

Joie
Revoir les amis restés ici, un à un, pour m'apercevoir que mon attachement à eux est resté intact et qu'on se parle comme si je n'avais été partie en voyage que deux semaine. De la bonne bouffe maison, une pizza surgelée en regardant des photos, des cris d'enfants... ça met de la joie dans mon coeur!

Déception
De ne pas avoir pu revenir avec Steph et les chats dans mes bagages. Déçue du manque de tact et de savoir vivre des Montréalais depuis mon retour. Pas un merci pour une porte retenue, pas un "pardon", "désolé" ou "s'cusé" pour m'avoir bousculée à la sortie d'un bus ou pour m'avoir foncé dedans sur la rue... car écrire un sms sur son téléphone sur la rue donne le droit de prendre toute la place et ce n'est pas de la faute à cette personne si j'étais sur son chemin, à tenter de l'éviter!

Jusqu'à maintenant, le retour va pas trop mal, compte tenu des circonstances. Il est certain que mon nouvel entourage en France, et plus particulièrement l'homme de ma vie!, me manque déjà beaucoup. Je voudrais que le temps passe en claquant des doigts et qu'on soit déjà au mois de février, pour me retrouver les fesses sur un siège d'avion de retour vers ma nouvelle vie!

Je vous souhaite une bonne fin de week-end et je vous reviens bien vite sur le blog!

mercredi 19 septembre 2012

Pêle-mêle, méli-mélo... ceci est un billet assez mélangé merci!

Depuis mon dernier billet, on peut dire qu'il s'en est passé des choses. Pas mal trop pour que je détaille tout dans ce billet d'ailleurs. Trop de diversité pour focusser sur un seul sujet aussi. Donc ce sera un billet capharnaüm et si vous commentez, on entrera dans les détails .

Mariage J-10 en ce mercredi 19 septembre!!!
Eh oui déjà rendu à 10 jours de se faire passer la bague au doigt (ou la corde au coup, c'est à votre choix)! Tous les essais sont fait : robe, souliers, coiffure, maquillage, ainsi que le costume tout chic de mon chum. Les repas sont pris en charge par le traiteur, la déco sera signée Belle-maman Michèle, les alliances sont au chaud dans leur écrain, le Québec sera un peu avec nous via webcam durant la soirée et dans moins de 5 jours on accueillera mon amie Texane Melissa et son copain Tim (qui nous font un grand honneur de se déplacer jusqu'ici).

Tout le monde autour de nous nous pose la même question : " Êtes-vous nerveux?"
À cela je ne répondrai qu'un grand : "NON!"
Sur ce vous devez vous dire : " Ah bon?"
Et nous de rétorquer : "Bah oui, c'est pas notre genre."

On a hâte d'y être, mais on n'a aucune appréhension à unir nos destinées. Si l'un ou l'autre n'aurait pas voulu du mariage, notre couple n'aurait pas été viable de toute façon. Aussi bien lui que moi désirions poser ce geste et cela nous semblait des plus naturel à nos yeux. C'est donc un geste réfléchi et rempli d'amour.

Retour au Québec et emploi!
C'est début octobre, le 5 ou le 6, que je reviendrai quelques temps au Québec, après cette année en dents de scie en PVT. J'en aurai appris des choses sur moi-même durant ce temps et je comprend un peu mieux certaines connaissances qui ont quittées leur pays d'origine pour aller dans un autre pays. L'adaptation ne se fait pas toujours sans heurts, mais en gardant l'esprit ouvert et en s'adaptant je vois que tout est possible et que l'être humain est capable des plus grandes capacités d'adaptation qui soit!

Comme je serai quelques mois à Montréal, je recherche donc déjà un travail qui me permettrait de faire quelques économies. Si vous connaissez des entreprises qui embauchent, faites-moi signe! Je suis libre dès la semaine du 8 octobre


Les infos Québécoises et réseaux sociaux
Bien que j'ai été éloignée pendant 1 an de ma petite ville où on parle joual, j'ai tout de même été informée à gauche et à droite de tout se qui se passait. Bien entendu en regardant les nouvelles sur le net, mais aussi par les réseaux sociaux, dont Facebook.

C'est clair que, pour que les choses changent, les gens doivent parfois hausser le ton et s'impliquer socialement. Oui, que les étudiants se lèvent et bougent leur derrière pour se faire entendre ça a du bon. Ils font aussi parti de la société et ont leur mot à dire. Le gros bémol c'est que ça ait duré aussi longtemps (et que ce soit pas réglé en tant que tel encore). Tous a dégénéré et a fini par faire une espèce de compote que j'ai du mal à avaler : des manifs à ne plus finir, des policiers qui foncent dans le tas, des commentaires acides sur les étudiants ( alors qu'on l'a tous été ).

Qu'il y ait eu des élections, ça aussi ça entre presque dans les us au Québec. Des vieux partis, qui servent que du réchauffé pendant 40 jours de campagne, pour finalement voir la population élire un de ces vieux partis, ça me laisse sur ma faim... ou plutôt je dirais que ça me coupe l'appétit. Pour un vrai changement, ou un semblant de vrai du moins, la chance aurait pu aller à un parti moins ancestral que le PQ.

Mais ce que j'ai eu le plus de mal à avaler, c'est de voir tout le monde s'obstiner sur leurs statuts Facebook, se mettre soit des ornières de style fédéraliste ou de foncer tête baisser pour crier haut et fort toutes sortes de revendications séparatistes. J'espère vraiment que certains vont décrocher un brin de la politique car même d'ici, ça me donne envie de gerber de lire tout ça

Dans le fond, je suis contente d'avoir vu ça de l'extérieur, car très franchement, avoir été à Montréal je pense que j'aurais vraiment pété une méga coche et j'aurais envoyer paître bien des gens que j'apprécie en temps normal! Tout ce que je souhaite c'est que, lorsqu'on se verra, la politique restera au placard.

Pour finir sur une bonne note...
J'aimerais dire à mon monde d'Amérique du Nord, que j'ai bien hâte de vous revoir. Même si ce sera bref, et que je reviendrai dans le vieux pays qu'est la France, je profiterai au maximum de votre présence à mes côtés pendant ces quelques mois à venir. Vous me manquez, même si j'ai des gens géniaux qui m'entourent ici en France. Si je n'ai pas le temps de réécrire sur le blog avant de prendre l'avion, je vous dis déjà à bientôt!


samedi 21 juillet 2012

Brutus se débrouille pour conduire

Brutus, ça c'est le surnom que m'a trouvé Mlle F. , ma monitrice principale à l'auto-école. Jamais je n'aurais pensé que quelqu'un me donnerait ce sobriquet un jour. Ça c'est dû à mes premières heures aux pédales de la voiture!

Brutus, donc moi, ne donnait pas assez de gaz au démarrage et relevait la pédale d'embrayage vraiment trop rapidement en oubliant de bloquer. Résultat : ça secoue dans tous les sens, quand on part, et le risque de caler est augmenté.

J'ai eu un changement de monitrice, pour une leçon, début juillet et elle m'a donc donné le truc des 4 secondes avant de lâcher complètement l'embrayage. Le changement que ça a fait! Bon il m'arrive encore quelques fois d'oublier ce conseil, mais ça s'est grandement amélioré.

L'inconnu fait parfois peur à Brutus et donc la panique s'installe parfois à bord de la voiture. L'idée de passer des rond-points relativement fréquentés m'aura tétanisée une fois... mais qu'une seule! Ça, je me le suis juré. J'ai réussi à me faire peur à moi-même et ça a créé un débloquage immédiat. Les rond-points maintenant, c'est les doigts dans le nez. Enfin... presque! Il faut encore que j'automatise mes contôles visuels. Mais au moins, je n'ai plus la peur du rond-point!

Même chose pour les voies rapides : petite frayeur encore. Premier passage, Brutus était hyper tendue et avait une impression de vitesse accrue dans la tête. En plus, c'était le jour où j'avais une autre monitrice qu'habituellement. La fois suivante, Mlle F. a donc cru bon de me booster une nouvelle fois, en me disant de doubler un camion poids lourd qui "traînait" à 90km/h devant moi, sur la voie rapide. J'ai été capable de contôler, clignoter et de me déporter sur la voie de gauche sans anicroches et même chose pour me rabattre après avoir dépassé le mastodonte.

Après la peur du rond-point où il y avait pas mal de voitures, Mlle F. m'a fait prendre une pause sur un parking, histoire de calmer Brutus un peu. On a donc vu le rangement en bataille arrière. Autrement dit, je me suis parkée à reculons, comme quand on va au centre d'achat. Deux manoeuvres, une sans voiture et une avec voiture à côté et, ma foi, je suis plutôt douée je trouve! On a aussi procédé à quelques vérifications mécaniques, pour que je puisse bien répondre aux questions le jour de l'examen pratique.

Depuis début juillet, j'ai donc acquis assez d'informations dans ma tête pour me débrouiller en conduite automobile. Mon observation s'est vraiment améliorée dans mes dernières heures de conduite, étant donné que je maîtrise un peu mieux la mécanique. Maintenant, on pourra axer plus sur les contrôles pour acquérir le côté sécuritaire de la conduite. J'avance donc à petits pas dans mon apprentissage, sans oublier ce que j'ai déjà appris, ce qui me fera une base bien solide.